Site d’injection supervisé de Vancouver : une nouvelle étude démontre que le projet Insite facilite l’accès au soin en toxicomanie.


Une nouvelle étude, menée par le B.C. Centre for Excellence in HIV/AIDS, démontre que les personnes fréquentant Insite, le site d’injection supervisé de Vancouver, sont plus nombreuses à avoir recours à une désintoxication et à s’engager dans une démarche à long terme de traitement de la dépendance. Il semblerait par ailleurs que le fait de fréquenter Insite conduise les personnes à réduire leur usage de drogue.

Le 24 mai 2007, Cyberpresse mettait en ligne un article faisant état des remarquables résultats de cette étude publiée, dans le numéro de juin du journal Addiction. Outre le fait de réduire les méfaits liés à l’injection non sécuritaire, il est aujourd’hui démontré que le projet Insite facilite, pour les gens qui utilisent ses services, la sortie du cercle infernal de la dépendance.

Bien entendu, les auteurs de cette étude espèrent que ces résultats amèneront le gouvernement conservateur du Canada à réviser ses positions à l’égard de l’avenir d’Insite.

Pour mémoire, en septembre 2006, le gouvernement fédéral refusait d’octroyer à Insite les autorisations nécessaires à offrir ses services en toute légalité pour une période de 3 ans et demi et suspendait les crédits de recherche visant à évaluer l’opportunité d’implanter des services similaires dans d’autres villes canadiennes. Arguant que rien ne démontrait l’impact de ce type d’approche sur la diminution de l’usage de drogues, le gouvernement avait seulement consenti à délivrer une autorisation pour d’une durée de 16 mois, qui arrivera à échéance le 31 décembre 2007.

Lien du local d’injection INSITE

POUR LIRE L’ARTICLE DE CYBERPRESSE
POUR LIRE L’ARTICLE DU JOURNAL ADDICTION (en anglais)

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