La Journée nationale du dépistage du VIH aux États-Unis et en Afrique


Cette journée est destinée à informer la population sur le sida.

Washington - La première mesure à prendre pour lutter contre le sida est d’informer la population, et c’est pourquoi de nombreuses villes des États-Unis ont décidé d’organiser toute une gamme d’activités à l’occasion de la Journée nationale du dépistage du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) qui a lieu cette année le 27 juin.

Selon le Centre d’épidémiologie des États-Unis (Centers for Disease Control and Prevention ou CDC), le sida demeure une cause importante de décès aux États-Unis. Plus de 1 million d’Américains sont séropositifs et quelque 250.000 d’autres le seraient sans le savoir.

Le dépistage du VIH accompagné de conseils permet aux séropositifs de prendre des mesures pour rester en bonne santé et pour ne pas compromettre la santé de leur partenaire. Il permet aussi aux personnes dont le test est négatif d’obtenir les renseignements qu’il leur faut pour continuer d’éviter toute contamination.

C’est une association de séropositifs (la National Association of People with Aids ou NAPWA-US) qui a lancé il y a quinze ans la Journée nationale du dépistage du VIH. Fondée en 1983, la NAPWA-US défend les intérêts des personnes atteintes du sida et encourage les personnes susceptibles de contracter cette maladie de faire l’objet d’un test de dépistage et de recevoir des conseils.

Dans tout le pays, des milliers de centres de dépistage, de services sanitaires au niveau des États fédérés et des collectivités locales ainsi que d’associations locales d’aide aux séropositifs participent à la Journée nationale de dépistage du VIH en organisant des foires de la santé, en informant le public et les médias ou en restant ouverts plus longtemps que d’habitude.

L’an dernier, le CDC a publié de nouvelles recommandations à l’intention des établissements médicaux pour les inciter à offrir un test de dépistage à tous leurs patients âgés de 13 à 64 ans. Ces recommandations visent à simplifier l’offre de ces tests et à favoriser un diagnostic en tout début de maladie.

À Washington, l’hôpital universitaire Howard, dont la création remonte à 1862, est devenu le premier hôpital des États-Unis à appliquer ces recommandations. L’épouse du président des États-Unis, Mme Laura Bush, qui a visité cet hôpital le 19 juin, a déclaré à cette occasion : « Les séropositifs peuvent mener une vie normale pendant longtemps. Le sida n’est plus la sentence de mort que l’on pensait être autrefois. Les personnes qui évitent de se soumettre à un test de dépistage commettent une grave erreur. »

L’adoption à l’étranger de la Journée nationale du dépistage du VIH

En 2006, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution incitant les pays à organiser une journée nationale de dépistage du VIH dès 2007. La délégation des États-Unis à cette réunion avait à sa tête Mme Bush, qui a préconisé de faire en sorte qu’un plus grand nombre de personnes à travers le monde puissent avoir accès aux tests de dépistage et à des conseils.

Parmi les pays qui organisent une journée, voire une semaine, annuelle du dépistage figurent trois pays africains : l’Éthiopie, le Malawi et la Zambie.

L’Afrique est particulièrement touchée par l’épidémie de sida. Selon l’ONUSIDA, « l’Afrique australe demeure l’épicentre de l’épidémie mondiale de sida ». L’Afrique subsaharienne, dont la population ne représente que 10 % de la population mondiale, compte plus de 60 % de tous les séropositifs, soit 25,8 millions de personnes. En 2005, quelque 3,2 millions d’Africains sont devenus séropositifs et 2,4 millions d’enfants et d’adultes sont morts du sida.

Le 25 juin, Mme Bush a entrepris son troisième voyage en Afrique pour se rendre dans 4 pays africains, le Sénégal, le Mozambique, la Zambie et le Mali, et pour y souligner la volonté des États-Unis de combattre le sida dans ce continent et dans le reste du monde. Elle fera part, entre autres, de l’annonce par le président Bush de son intention de demander aux parlementaires de doubler les crédits budgétaires affectés à la lutte mondiale contre le sida pour les porter à 30 milliards de dollars et de proroger la loi relative à son plan d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), dont bénéficient de nombreux pays africains.

Par Jane Morse
Rédactrice de l’USINFO

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