Le cannabis a des effets antidépressifs mais peut aussi avoir l’effet inverse
A petites doses, le cannabis peut contribuer à lutter contre la dépression, mais des doses élevées peuvent entraîner l’effet contraire et aggraver la dépression, indique une nouvelle étude.
Celle-ci montre que la marijuana, à faibles doses, accroît les niveaux de sérotonine dans le cerveau de rats de laboratoire.
La baisse de la sérotonine, un neurotransmetteur qui contrôle l’humeur, mène à la dépression. Les médicaments antidépresseurs fonctionnent en haussant la concentration de sérotonine dans le cerveau.
En revanche, quand on accroît les doses de marijuana chez les rats, l’effet observé est complètement inversé, voire dévastateur. Les niveaux de sérotonine chutent considérablement.
L’étude en neurobiologie, qui paraît mercredi dans le plus récent numéro de “Journal of Neuroscience”, a été menée par la docteure Gabriella Gobbi de l’Université McGill, et le Centre de recherche Fernand Séguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, affilié à l’Université de Montréal. L’auteur en est l’étudiant au doctorat Francis Bambico, qui a travaillé en collaboration avec d’autres chercheurs.
L’étude a été réalisée à l’aide d’une forme synthétique de THC, l’ingrédient actif du cannabis.
Source : La Presse Canadienne
Mots-clés : cannabis, cerveau, étude, montréal, Recherche, science, THC
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