Pérou : un centre thérapeutique soigne les toxicomanes en utilisant la force hallucinogène de l’ayahuasca
Un dépêche de l’AFP sur le docteur Jacques Mabit, ancien de Médecins sans frontières, qui au centre Takawasi (Pérou -

D’après l’agence, les toxicomanes, « la plupart péruviens et sans le sou, mais aussi européens », vont vivre neuf mois dans ce centre, où le médecin revendique un taux de réussite de 70% pour un coût de 750 dollars par personne et par mois, sachant que certains toxicomanes sans argent sont traités gratuitement.
Evoquant un régime des plus stricts à base de diète drastique, de purges de saunas et de massages, l’agence souligne que c’est ensuite qu’ils affronteront l’ayahuasca en avalant, une nuit en pleine forêt, « le breuvage sacré, bercés par le chant du chamane », une expérience qui sera renouvelée 25 fois.
L’agence qui note que « la force hallucinogène de l’ayahuasca les poussera à visualiser leur vie » et que « chaque souvenir douloureux sera expulsé », rapporte que selon le Dr Mabit, l’ayahuasca ne va pas créer de dépendance. Il dit « quand c’est bien utilisé et si on est motivé, c’est un instrument d’exploration extraordinaire ». Précisant que ce médecin qui fut poursuivi en France pour dérive sectaire et escroquerie, assure avoir obtenu un non lieu, l’agence indique qu’il organise aussi des séminaires de quelques jours autour de l’ayahuasca pour des personnes non toxicomanes « qui viennent pour des questions personnelles, existentielles ou psychologiques ».
Un encadré de l’AFP sur l’ayahuasca, liane utilisée depuis des siècles par les chamanes et guérisseurs en raison de ses pouvoirs hallucinogènes et psychotropes. Michel Sauvain, spécialise français des plantes médicinales, à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), affirme « c’est la plante maîtresse. Suivant la tradition chamanique, elle permet aux autres plantes de faire apparaître leurs vertus thérapeutiques ».
Imprimer cet article


