Diffusion du rapport d’un comité d’experts sur les sites d’injection supervisés
OTTAWA - Le ministre de
Santé Canada a établi le Comité consultatif d’experts, en octobre 2006, pour résumer et synthétiser la recherche existante sur Insite et d’autres sites d’injection supervisés à l’échelle mondiale, à l’intention du ministre de
Un comité de coordination fédéral créé pour guider la recherche a posé des questions au Comité consultatif d’experts concernant l’effet d’Insite sur la santé et l’ordre public, son rapport coût-efficacité, les facteurs qui peuvent limiter l’efficacité des sites d’injection supervisés en général, et les différences entre le milieu de la drogue à Vancouver et d’autres villes canadiennes. Le Comité consultatif d’experts a recommandé le financement de trois études par Santé Canada, a examiné tous les rapports publiés (et certains non publiés) sur Insite, et a procédé à un vaste examen de la documentation internationale sur les sites d’injection supervisés.
Le comité d’experts est arrivé à un consensus sur les dix-sept conclusions suivantes:
- Plus de 8 000 personnes se sont rendues à Insite pour s’injecter de la drogue. Dix-huit pour cent de ces personnes comptent pour 86 pour cent des visites, et moins de 10 pour cent ont utilisé Insite pour toutes leurs injections.
- L’utilisateur moyen utilise des drogues injectables depuis 15 ans; 51 pour cent s’injectent de l’héroïne et 32 pour cent de la cocaïne.
- Les injections au site d’injection supervisé Insite comptent pour moins de 5 pour cent des injections dans le quartier Downtown Eastside.
- Insite offre un environnement propre pour la consommation de drogues.
- Insite offre des services de soins infirmiers à un grand nombre d’utilisateurs.
- Le public a une perception positive d’Insite.
- Les utilisateurs jugent le service hautement satisfaisant.
- Insite encourage les utilisateurs à obtenir du counseling et des traitements, ce qui a entraîné une hausse des engagements à cet égard.
- Lors d’une éclosion de pneumonie en 2006, Insite a été utilisé pour la vaccination.
- La modélisation mathématique montre que Insite empêche environ un décès par surdose chaque année.
- Puisque les hypothèses formulées par les chercheurs sur la prévention du VIH ne sont peut-être pas entièrement valides, on ne peut en tirer des conclusions.
- Entre 6 semaines avant et 12 semaines après l’ouverture d’Insite en 2003, on comptait un nombre réduit d’utilisateurs de drogues injectables en public.
- Rien n’indique qu’il y a eu une augmentation du flânage, du trafic de drogues ou de la petite criminalité autour d’Insite.
- Une analyse des données de la police ne révèle aucune variation du taux de criminalité dans le quartier Downtown Eastside.
- Rien n’indique que les sites d’injection supervisés influencent le taux d’utilisation de drogues dans la communauté ou une augmentation des rechutes parmi les utilisateurs de drogues injectables.
- L’exploitation d’Insite coûte 3 millions de dollars par année, ou 14 dollars par utilisateur.
- Insite présente un rapport coûts-avantages positif (mais une certaine réserve est de mise en ce qui touche la validité du modèle mathématique utilisé).
Veuillez consulter le site Web de Santé Canada pour télécharger une copie du rapport du Comité consultatif d’experts.
Source: Santé Canada, www.hc-sc.gc.ca
Imprimer cet article


