«On ne m’a jamais rejetée, ça m’a sauvé la vie»


Vivre ? Mourir ? Lorsqu’elle s’enfonçait dans la dépendance à l’héroïne et à la cocaïne, Charlotte* n’était pas très sûre de son choix. Elle raconte comment elle est sortie du trou.

«Sans le BIPS, le bus de prévention sida, je ne sais pas ce que je serais devenue. Dès que j’ai commencé à plonger, j’y suis allée. Pour des seringues, mais aussi pour pouvoir me poser quelque part où je ne serais pas jugée. Le regard qu’on jette sur soi-même est terrible, alors on supporte très mal le regard des autres. En réalité, je sais ce que je serais devenue: je me serais tuée. Je me serais débrouillée pour avoir un accident de consommation. Ou je me serais vraiment suicidée.

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Loi sur les stupéfiants: partisans au front


Le comité interpartis “oui à la loi fédérale sur les stupéfiants” a lancé sa campagne lundi, six semaines avant les votations. La prescription médicale d’héroïne a fait ses preuves et le nombre de morts a nettement baissé, avance-t-il.

Dans les années 90, la politique de la drogue était un des soucis majeurs des Suisses, qui étaient alors confrontés aux images de détresse des scènes ouvertes de la toxicomanie telles le Platzspitz ou le Letten.

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Contre le retour des «scènes ouvertes» de la drogue


Intervenants sociaux, policiers, médecins: les milieux qui travaillent au contact direct avec les toxicomanes soutiennent presque tous la révision de Loi fédérale sur les stupéfiants, qui sera soumise au vote du peuple le 30 novembre.

Vendredi, le Comité pour le «oui», qui regroupe plus de 30 organisations, présentait ses arguments à Berne. Selon lui, si la loi est refusée, la Suisse risque de revenir à la triste époque des scènes ouvertes de la drogue.

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«Nous défendons une politique de la drogue qui a fait ses preuves»


Questions à Jean-Félix Savary, secrétaire du Groupement romand d’étude des addictions (GREA).

Le Temps: Vous montez au créneau pour défendre la loi sur les stupéfiants, soumise à référendum le 30 novembre. Avec quelles troupes?

Jean-Félix Savary : C’est un grand motif de satisfaction pour nous: nous avons composé un front comprenant tous les professionnels concernés de près ou de loin par la problématique de la drogue: intervenants en toxicomanie, médecins, pharmaciens, policiers, enseignants, psychologues. Ces milieux, qui étaient divisés dans les années 1980 et 1990, sont aujourd’hui tous rassemblés derrière la politique des quatre piliers: répression, thérapie, prévention, réduction des risques. Nous travaillons aussi avec des associations de parents, le Conseil suisse des activités de jeunesse, Pro- uventute, Pro Senectute. On peut parler d’une large mobilisation de la société civile.

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A propos

Cette « revue de presse de première ligne» sur le thème des dépendances, des toxicomanies, des drogues, des addictions est une synthèse de l'actualités, des analyses et opinions des médias. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur. Pour information, la revue de presse de Première ligne est réalisée à partir de la presse quotidienne nationale et internationale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels, et de différents sites internet.