Le Danemark ouvre sa première clinique de distribution gratuite d’héroïne


Le Danemark a ouvert lundi à Copenhague sa première clinique de distribution gratuite d’héroïne sous surveillance médicale, après des années de débats, pour aider un noyau dur de toxicomanes très fortement dépendants.

Le royaume scandinave rejoint ainsi l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne qui ont avalisé la prescription médicalisée d’héroïne à un nombre restreint de personnes restées accrochées à cette substance en dépit de thérapies de substitution.

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Des distributeurs de méthadone dans les prisons britanniques


Afin de favoriser le développement des programmes de substitution à l’héroïne dans les prisons, le gouvernement britannique y installe des distributeurs de méthadone. Le ministre de la Justice, Phil Hope, a déclaré au Parlement la semaine dernière que 57 machines avaient déjà été installées.

Les prisonniers se voient délivrer les doses de méthadone une par une grace à leurs empreintes digitales ou à leur iris. Les machines sont payées par le ministère de la Santé et coûteront au total 4,5 millions d’euros, soit 10% du budget que le ministère consacre aux traitements des toxicomanes en prison. L’objectif est d’installer ces machines dans la moitié des 140 établissements du pays.

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La méthadone au secours des toxicomanes


Le ministère de la Santé et le Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville ont récemment introduit la méthadone comme substitut de l’héroïne dans le processus de sevrage des toxicomanes.

Au départ, seuls 3 arrondissements de la mégapole du Sud (4e, 6e et Binh Thanh) expérimenteront ce nouveau mode de traitement. Plus au Nord, le Service de la santé de la ville portuaire de Hai Phong a, lui aussi, décidé d’utiliser la méthadone dans le processus de sevrage des toxicomanes en ouvrant 2 établissements spécialisés au 196, rue Nguyên Duc Canh, district de Lê Chân, et dans la commune de Thuy Duong, district de Thuy Nguyên.

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France : Mise sur le marché très encadrée de la méthadone en gélule


L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) vient d’autoriser la mise sur le marché de la méthadone en gélule, pour utilisation dans le cadre du « traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opiacés ».

Cette autorisation est assujettie à des mesures d’encadrement de la prescription et de la délivrance visant à limiter les risques de mésusages ainsi que les accidents liés à l’absorbation indue.

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Substituer pour mieux guérir


La dépendance aux opiacés est traitée par le Subutex et la méthadone depuis le début des années 1990. Une méthode qui semble avoir fait ses preuves.

” Je peux vous dire que ça n’a pas été simple! ” Claude Bronner, médecin généraliste strasbourgeois, reconnaît qu’il y a une quinzaine d’années, la partie n’était pas gagnée. A l’époque, l’intérêt du traitement de substitution à l’héroïne est défendu par un nombre très réduit de professionnels. Pour inciter médecins et pharmaciens à adhérer à cette politique de santé, ce précurseur crée, en 1994, le réseau Espace médecine générale. Peu à peu, les traitements de substitution font leur apparition dans les cabinets médicaux. D’abord de façon détournée, avec l’utilisation structurée de médicaments comme le Temgésic, puis avec la buprénorphine haut dosage, la molécule active du Subutex, qui sort en 1996.
Selon les chiffres de la Sécurité sociale, en juin 2007, en Alsace, 4824 personnes étaient traitées à la buprénorphine (97 000 au niveau national) et 1461 sous méthadone, médicament classé comme stupéfiant et nécessitant des visites régulières dans les centres prescripteurs. Le docteur Bronner s’en félicite. « En Alsace, la substitution a permis de diviser par cinq les overdoses, et de réduire d’environ 25% la petite délinquance de voie publique. » A ceux qui lui parlent du trafic de Subutex, dont un réseau a encore été démantelé il y a quelques semaines à Strasbourg, il répond que c’est le revers d’une médaille, celle de la « politique intelligente menée ici.» Et de souligner qu’en Allemagne, la prescription de buprénorphine est contraignante et très contrôlée. « Du coup, beaucoup d’Allemands viennent se fournir chez nous. Les Pays-Bas ont le même problème avec leur politique libérale sur les drogues ».

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A propos

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