Vers une interdiction de la vente d’alcool aux moins de 18 ans


Le gouvernement s’achemine vers l’interdiction de la vente d’alcool à tous les mineurs de moins de 18 ans. Alors que la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) doit achever, vendredi 23 mai, la concertation qu’elle a engagée sur les moyens de lutter contre l’alcoolisation excessive des jeunes, un consensus se fait jour, parmi les professionnels concernés, sur la nécessité d’augmenter de 16 à 18 ans le seuil d’interdiction de la vente d’alcool aux mineurs. La mesure, approuvée par la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, pourrait être introduite dans le projet de loi sur l’organisation des soins, qui sera débattu à l’automne.

Les pouvoirs publics cherchent à endiguer les consommations excessives d’alcool chez les jeunes, en forte progression. Le “binge drinking”, phénomène anglo-saxon qui consiste à être saoul le plus vite possible, se développe en France, même s’il reste moins fréquent que dans la plupart des pays européens.

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Haschich : les ados accros risquent de dealer


Le président de la mission de lutte contre la drogue révèle les besoins financiers des usagers de cannabis. Avec un budget moyen de 80 euros par mois pour un fumeur quotidien, le risque est grand pour un adolescent de tomber dans le trafic.

Un dealer sommeillerait-il en chaque fumeur de joint ? Le juge Étienne Apaire, nouveau président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), veut rompre avec le «romantisme de l’usage de cannabis ». Il a donc fait estimer les sommes dépensées par un fumeur pour assurer sa consommation. « Et les chiffres sont beaucoup plus élevés qu’on ne l’imaginait», assure ce magistrat. Selon lui, «un ado qui fume son pétard tous les jours a besoin d’environ 80 euros par mois pour se fournir en drogue».

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« Faut-il avoir peur du cannabis ? »


Le magazine Phosphore publie sept pages d’enquête sur ce produit, soulignant qu’un jeune sur deux a déjà goûté à cette drogue «que l’on dit douce », alors que «les alertes se multiplient sur ses effets néfastes».

Ouverture du dossier sur la «banalisation stupéfiante» de la consommation puisque presque la moitié des jeunes de 17 ans ont expérimenté le cannabis alors qu’ils étaient un sur 5 à l’avoir fait au début des années 90. Notant qu’aujourd’hui les Français font partie « des plus gros fumeurs de cannabis» d’Europe, le journal affirme que « l’accès au produit est devenu plus facile». Stéphane Legleye de l’OFDT parle aussi de «possible goût français pour le cannabis» et «d’attrait de la transgression, la loi étant très sévère en France».

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France : La MILDT confirme le retrait de son appui financier à ASUD


Le président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie confirme le désengagement de l’organisme dans le soutien financier qu’il apportait depuis huit ans à l’association d’Auto support des usagers de drogues (ASUD).

Malgré la désapprobation générale et le soutien apporté à ASUD par de nombreux groupes œuvrant dans le champ de l’addictologie, le président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie confirme le désengagement financier de l’organisme, qui permettait entre autres à ASUD d’organiser les États généraux des usagers de drogues et de la substitution (EGUS).

Fabrice Olivet, le directeur d’ASUD national nous livre un résumé de la rencontre qu’il a eu avec Étienne Apaire le 19 octobre 2007. (voir revue de presse du 22.11.)

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Compte-rendu de la rencontre d’ASUD avec Etienne Apaire, nouveau Président de la MILDT


Par Fabrice Olivet

Depuis 1999 ASUD bénéficie d’une subvention accordée par la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Toxicomanies (MILDT).

Cette relation privilégiée _peu d’associations bénéficiaient de l’avantage d’être financées directement de cette façon_ avait avant tout un sens politique. La MILDT organisme interministériel, dépend directement du Premier Ministre. C’est une structure qui coordonne l’action globale du gouvernement en matière de drogues, autant du point de vue sanitaire que du point de vue policier ou encore en matière de communication. Que cet organisme ait une relation privilégiée avec l’association historique des drogués constituait en soi un signe que les temps avaient changé. La fin de cette collaboration pouvait apparaître comme le signal d’un retour en arrière, c’est la réponse que nous étions venus chercher dans les locaux de la MILDT ce vendredi 19 octobre 2007.

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A propos

Cette « revue de presse de première ligne» sur le thème des dépendances, des toxicomanies, des drogues, des addictions est une synthèse de l'actualités, des analyses et opinions des médias. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur. Pour information, la revue de presse de Première ligne est réalisée à partir de la presse quotidienne nationale et internationale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels, et de différents sites internet.