Des distributeurs de méthadone dans les prisons britanniques
Afin de favoriser le développement des programmes de substitution à l’héroïne dans les prisons, le gouvernement britannique y installe des distributeurs de méthadone. Le ministre de la Justice, Phil Hope, a déclaré au Parlement la semaine dernière que 57 machines avaient déjà été installées.
Les prisonniers se voient délivrer les doses de méthadone une par une grace à leurs empreintes digitales ou à leur iris. Les machines sont payées par le ministère de la Santé et coûteront au total 4,5 millions d’euros, soit 10% du budget que le ministère consacre aux traitements des toxicomanes en prison. L’objectif est d’installer ces machines dans la moitié des 140 établissements du pays.
Mots-clés : angleterre, distribution, drogue, méthadone, prison, produit, substitutionExiste-t-il une politique de réduction des risques en prison ?
Le développement, depuis 15 ans, de la politique de réduction des risques (RDR) en France, porté par des associations de lutte contre le sida, de prise en charge des usagers de drogues, a connu un certain essor, lié à une prévention pragmatique et efficace du VIH, et à un militantisme des acteurs. L’inscription de la RDR dans la loi d’orientation de santé publique et l’institutionnalisation du dispositif avec la création des Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) marquent une évolution et une reconnaissance de l’opportunité et de la légitimité de cette politique.
Il semble pourtant que, dans ce domaine comme dans d’autres, le lieu particulier et sensible de la détention ait été “oublié”. Dix ans après le rapport du Réseau de santé publique établi par J.Emmanuelli (Usage de drogues, sexualité, transmission du VIH, hépatites B et C et réduction des risques en prison à travers le monde), il n’existe, aujourd’hui, aucun véritable programme de RDR dans les prisons françaises ! Parmi les recommandations alors établies, plusieurs actions isolées ont été soit mises en place, soit développées par les équipes de terrain, faisant parfois l’objet de circulaires, textes, avis d’experts ou décrets pouvant soutenir le travail des praticiens. Ainsi, des avancées conséquentes ont été constatées quant à l’organisation des soins en matière de traitements de substitution en milieu carcéral.
Mots-clés : drogue, France, politique, prison, réduction des risques, seringue, toxicomanieSubstitution et réincarcération en France: Éléments d’analyse d’une relation complexe
L’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) vient de publier un rapport d’étude relatif à la réincarcération des personnes dépendantes des opioïdes bénéficient, ou non, d’un traitement au moment de l’incarcération. Cette étude, menée en maison d’arrêt, a permis de dresser un portrait général de la population carcérale constituée par les personnes dépendantes des opioïdes.
Dans sa dimension prospective, l’étude a également permis d’évaluer le taux de réincarcération des personnes bénéficiant d’un traitement de substitution aux opioïdes (TSO) par rapport à un groupe témoin n’en n’ayant pas bénéficié.
Mots-clés : dépendance, drogue, étude, France, incarcération, opioïde, prison, rapport, réincarcération, traitementSida et hépatite C: le nombre de prisonniers infectés atteint un niveau très inquiétant
Alors que le taux de roulement dans les prisons québécoises s’avère fort intense, il faudrait que des tests de dépistage soient imposés à tous les prisonniers qui dans la plupart des cas ignorent leur état de santé réel. Force est de constater que le nombre de cas de sida et d’hépatite C augmente sans cesse et atteint un niveau alarmant chez la population carcérale.
Une vaste enquête de six mois, menée dans les prisons québécoises auprès de 1500 détenus de sept centres de détentions provinciaux, démontre que quelque 27 000 personnes purgent des peines de moins de deux ans. Parmi les détenus sondés, se dégagent les constats suivants :
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L’Ukraine sonne l’alerte contre l’épidémie de sida
Le journal qui fait un point sur les centres de soins et sur les traitements disponibles à Odessa, souligne que les toxicomanes ont accès à des programmes de substitution, ce qui concerne une centaine de personnes dans la ville. Un responsable d’association dit « Nous avons créé une carte que les toxicomanes ont sur eux. Elle porte le tampon d’un médecin et elle leur sert à prouver que les médicaments qu’ils ont avec eux sont un traitement. Auparavant la police confisquait tous les médicaments qu’elle ne connaissait pas ».
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