Usage de drogues. Des tabous qui nuisent à la prévention


S’insurgeant contre une image « biaisée » des consommateurs de drogues, des experts dénoncent les tabous, qui nuisent à la prévention.

Lors d’une conférence organisée de jeudi à samedi à Paris sous l’égide de l’Union européenne , des experts ont plaidé pour une vision moins « biaisée » des usagers de drogues, souvent présentés comme des marginaux « dépendants et précaires ». « L’ accent a systématiquement été mis sur les populations captives (usagers en traitement ou interpellés) qui sont les seules visibles », a ainsi déploré Tom Decorte, professeur de criminologie à l’université de Gand (Belgique) . Or, selon lui, il n’y a pas lieu d’associer systématiquement drogues et exclusion . « La plupart des consommateurs se cachent pour éviter des sanctions mais aussi des réactions négatives de leur entourage professionnel et familial » , a-t-il expliqué, lors de cette conférence organisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

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Nouveau-Brunswick : Dure Réalité


À SIDA Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, l’échange de seringues a doublé en une année. Selon Louis Guimond, bénévole à l’organisme depuis 4 ans, plus de 200 000 seringues ont été échangées en 2007.

Selon l’organisme, 95 % des seringues serviraient à la consommation de drogue et 5 % seraient utilisées pour des raisons médicales. SIDA Saint-Jean estime que cette hausse de la demande est liée à l’augmentation de la consommation de stupéfiants.

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Sida et hépatite C: le nombre de prisonniers infectés atteint un niveau très inquiétant


Alors que le taux de roulement dans les prisons québécoises s’avère fort intense, il faudrait que des tests de dépistage soient imposés à tous les prisonniers qui dans la plupart des cas ignorent leur état de santé réel. Force est de constater que le nombre de cas de sida et d’hépatite C augmente sans cesse et atteint un niveau alarmant chez la population carcérale.

Une vaste enquête de six mois, menée dans les prisons québécoises auprès de 1500 détenus de sept centres de détentions provinciaux, démontre que quelque 27 000 personnes purgent des peines de moins de deux ans. Parmi les détenus sondés, se dégagent les constats suivants :

  • un détenu sur quatre a déclaré avoir consommé de la cocaïne à l’intérieur des murs de la prison ;
  • quelque 80 % des détenus, hommes comme femmes, ont déjà consommé de la cocaïne ;
  • 4% des détenus ont reconnu avoir pris de la drogue, par injection, pendant leur incarcération ;
  • plus d’une fois sur deux, ils ont admis avoir partagé leur seringue avec un compagnon d’infortune ;
  • 27 % des détenus et pas moins de 43 % des détenues ont déjà touché aux drogues dures.On retrouve la même situation dans les prisons fédérales qui affichent par ailleurs un taux de roulement moins important.
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  • Des experts identifient les gènes liées aux addictions aux drogues


    Des scientifiques en Chine ont identifié près de 400 gènes qui semblent rendre les individus plus facilement dépendants aux drogues. Cette découverte ouvre la voie à des thérapies plus effectives et à un meilleur contrôle des addictions.

    Les experts pensent que les facteurs génétiques comptent pour près de 60% de la vulnérabilité d’une personne aux addictions, les facteurs environnementaux représentant les 40% restants.

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    Une possible liaison entre génétique et dépendance aux drogues


    Des chercheurs en neurobiologie ont découvert un lien entre des comportements addictifs, comme l’alcoolisme, et une activité réduite d’une certaine zone du cerveau. Ce phénomène pourrait provenir d’une mutation réduisant la sécrétion de dopamine. De quoi imaginer de nouvelles perspectives de traitements pour les addictions.

    Charlotte Boettiger cherche avec ses collègues les bases neurobiologiques des comportements addictifs, comme ceux provoqués par le tabac ou l’alcool, dans l’espoir d’en trouver des traitements, sous forme de médicaments ou de thérapies comportementales et cognitives.

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    A propos

    Cette « revue de presse de première ligne» sur le thème des dépendances, des toxicomanies, des drogues, des addictions est une synthèse de l'actualités, des analyses et opinions des médias. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur. Pour information, la revue de presse de Première ligne est réalisée à partir de la presse quotidienne nationale et internationale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels, et de différents sites internet.