Un site pour arrêter net la fumette


Dépendance. Le succès d’un programme allemand sur Internet intéresse les Français.

«Quit the shit», ou comment «abandonner la fumette» grâce à un site web, aura-t-il bientôt sa version française ? Sans être la panacée, ce programme d’accompagnement à l’arrêt du cannabis testé en Allemagne depuis 2004 séduit désormais la très sérieuse Association nationale des intervenants en toxicomanie (Anit). Au point que ces professionnels qui accueillent depuis de nombreuses années des usagers dans des structures publiques de soins (1) organisaient hier à Paris une rencontre avec les responsables du programme allemand. Objectif : entendre d’autres façons de faire.

Anonyme. «Partout dans les pays occidentaux, la consommation de cannabis par un public jeune pose un problème de société» , souligne Baptiste Cohen, directeur du groupement d’intérêt public Drogues, alcool, tabac info service (Datis). Pour ces intervenants, la situation peut se résumer ainsi : «En diversifiant l’offre de soins, on peut permettre à chacun, en fonction de son parcours, de trouver la solution qui lui conviendra le mieux.» D’où l’idée d’assaisonner - peut-être - «Quit the shit» à la française. La force de ce programme, c’est de toucher à 80 % des usagers qui ne se sont jamais adressés auparavant à une structure de soins. C’est souvent ce qui fait l’attrait d’Internet : un accès à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, anonyme et gratuit. Moyenne d’âge, entre 20 et 25 ans. Pas des adolescents donc, ce qui n’a rien de surprenant quand on sait qu’un fumeur de joints ne songe à s’arrêter qu’au bout de cinq à huit années d’une consommation régulière.

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Pipes à eau: bien plus qu’une simple fumée blanche


La pipe à eau est à la mode en Europe. Même les collectionneurs de points sur la Supercard Coop peuvent en commander une – en plus des habituels ustensiles d’usage courant. Quant à ses dangers pour la santé, le détaillant se garde bien d’en parler, pire encore les minimise, même si la fumée du narguilé ne cède en rien à celle du tabac. C’est pourquoi l’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) rappelle les risques que fumer une pipe à eau fait courir à la santé.

Que la pipe à eau soit utilisée, depuis des siècles, pour réduire le stress, voilà une raison suffisante aux yeux de Coop pour l’inclure dans l’assortiment des prix de sa Supercard. Fumer à l’orientale est devenu tendance chez nous et l’on trouve les ustensiles nécessaires pour créer l’ambiance propre à ce rituel jusque dans les magasins de tabac ou sur Internet.
Ce que beaucoup ne savent pas, c’est que la fumée inhalée au travers du long tuyau du narguilé n’est pas inoffensive. «Le fait est que la fumée d’une pipe à eau contient les mêmes substances nocives que la fumée de cigarette», indique Michel Graf, directeur de l’ISPA, commentant les plus récentes recherches en la matière. L’eau ne filtre en effet pas ces substances, de sorte que les risques sont identiques et que la nicotine ainsi absorbée peut rendre dépendant. De plus, la fumée d’une pipe à eau contient beaucoup plus de goudron que la fumée de cigarette et présente des concentrations plus élevées de métaux lourds tels que l’arsenic, le plomb ou le nickel, des substances potentiellement cancérigènes qui peuvent affecter poumons, cavité buccale, lèvres ou vessie. Du fait de l’utilisation de braises de charbon pour chauffer le tabac, la fumée contient de surcroît de grandes quantités de monoxyde de carbone, ce qui entraîne un manque d’oxygénation du sang et met conséquemment à dure épreuve le cœur et le système cardiovasculaire.

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Les cafés de Genève sans fumée le 1er juillet


Après le plébiscite des Genevois pour des lieux publics sans fumée lors des élections du 24 février, le Conseil d’Etat a adopté un réglement d’application pour bannir la fumée à partir du 1er juillet.

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L’interdiction de fumer n’a pas fait reculer le tabagisme


Les différents leviers mis en place par les pouvoirs publics en 2007 n’ont pas permis de faire reculer notablement le tabagisme en France, constate l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dans son bilan annuel.

Onze mois après l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer au travail, le 1er février 2007 - étendue en janvier 2008 aux cafés et restaurants - le bilan 2007 de l’OFDT observe que les ventes de tabac “n’ont que peu reculé”.

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Baisse du tabagisme au Québec, mais hausse de la consommation des nouveaux produits du tabac chez les jeunes


En cette première journée de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac, une étude révèle que le taux de tabagisme au Québec est passé de 20 à 19 % en un an. Selon ce sondage(1), 403 000 fumeurs ont tenté d’arrêter de fumer et 183 000 ont réussi à se défaire de leur dépendance au tabac au cours des six derniers mois.

Cette étude, réalisée pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux et du ministère des Finances, précise que le nombre de fumeurs au Québec est passé de 1,5 million à 1,2 million entre le printemps 2006 et l’automne 2007.

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Europe: le tabac peu à peu banni des lieux publics, les bars à la traîne


A propos

Cette « revue de presse de première ligne» sur le thème des dépendances, des toxicomanies, des drogues, des addictions est une synthèse de l'actualités, des analyses et opinions des médias. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur. Pour information, la revue de presse de Première ligne est réalisée à partir de la presse quotidienne nationale et internationale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels, et de différents sites internet.