Au Quai 9, à Genève, accompagnement social et shoot propre


Impossible de ne pas le remarquer : le lieu dit Quai 9, situé derrière la gare de Cornavin, est un gros baraquement vert, planté au milieu d’un carrefour. Plus de cent toxicomanes se pressent chaque jour dans cet espace pour consommer les drogues qu’ils apportent, échanger des seringues et discuter. Ouvert en 2001 par Première Ligne, association genevoise de réduction des risques liés aux drogues, la seule salle de ” shoot ” de Genève (sur une quinzaine en Suisse) est accessible de 11 heures à 19 heures, encadrée par cinq infirmiers et travailleurs sociaux. Passé la porte, on est prié de mettre ses préjugés au placard.

Samedi 19 juin, 10 h 50, Valérie, infirmière, fait visiter les lieux : une grande salle lumineuse avec deux tables en bois, des plantes vertes et un bar ; et un local d’injection auquel les usagers accèdent munis d’un ticket. Son décor est pimpant. Six petites tables blanches aux allures de pupitres d’écolier sont réservées aux shoots. Il y a aussi deux tablettes pour sniffer et un endroit fermé et ventilé pour inhaler cocaïne et héroïne. Pourvu qu’il soit majeur, et apporte son produit, chaque visiteur reçoit un kit - seringue, cuillère, désinfectant -, puis s’exécute, sous l’oeil attentif du personnel.

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Drogues : débat autour de la création de salles de consommation


Ce dispositif de réduction des risques est réclamé par les associations. Le gouvernement hésite.

Voici des résultats qui ne manqueront pas d’être commentés. Depuis 2002, l’opinion des Français sur les drogues, licites comme illicites, s’est durcie, selon l’enquête EROPP 2008, réalisée par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et présentée avec la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), lundi 21 juin. Le président de la Mildt, Etienne Apaire, y voit un ” lien avec la politique menée ces dernières années “, et notamment les discours prohibitionnistes tenus sur les dangers des drogues.

L’enquête EROPP est opportunément publiée alors que doit être présenté aux associations d’aide aux toxicomanes, jeudi 24, un bilan d’étape de l’expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur la réduction des risques chez les usagers de drogue. Ce travail donnera lieu à des recommandations aux pouvoirs publics, publiées fin juin. Il est très attendu car il comporte un volet sur les salles de consommation - un dispositif dont l’implantation éventuelle en France fait polémique entre les partisans de la réduction des risques et le gouvernement depuis plus d’un an.

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Afrique: la lutte contre le sida menacée par la consommation de drogue


L’augmentation de la consommation de drogues en Afrique, en particulier par injection, met en péril les avancées réalisées sur le continent dans la lutte contre le virus HIV et le sida, ont estimé lundi des experts lors d’une conférence à Stockholm.

“Je pense que l’un de nos principaux sujets d’inquiétude au Kenya est le grand nombre de personnes dépendantes à l’héroïne”, a déclaré la présidente de la Campagne nationale kenyane contre la drogue, Jennifer Kimani.

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Le Danemark ouvre sa première clinique de distribution gratuite d’héroïne


Le Danemark a ouvert lundi à Copenhague sa première clinique de distribution gratuite d’héroïne sous surveillance médicale, après des années de débats, pour aider un noyau dur de toxicomanes très fortement dépendants.

Le royaume scandinave rejoint ainsi l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne qui ont avalisé la prescription médicalisée d’héroïne à un nombre restreint de personnes restées accrochées à cette substance en dépit de thérapies de substitution.

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GB: alerte à la maladie du charbon à Londres pour les utilisateurs d’héroïne


Les autorités sanitaires d’Angleterre ont lancé vendredi une alerte à la maladie du charbon pour les utilisateurs d’héroïne à Londres après un premier cas d’infection dans la capitale, qui fait suite à la mort de neuf toxicomanes contaminés en Ecosse.

Un patient est actuellement traité dans un hôpital londonien après avoir été infecté par le bacille du charbon potentiellement mortel, a annoncé l’agence de protection sanitaire (HPA) dans un communiqué appelant les toxicomanes à la plus grande vigilance.

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A propos

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