Superviser pour éviter les maladies
L’Institut national de la Santé publique (INSP) veut que Québec permette aux toxicomanes de se piquer dans des sites supervisés. L’organisme fait cette recommandation dans un avis en ce sens publié vendredi et que Radio-Canada a décortiqué.
Selon le rapport de l’Institut, ces sites sont peut-être la solution au problème de propagation du VIH et de l’hépatite C. Ces maladies ont une grande incidence chez les toxicomanes.
Mots-clés : Canada, cocaïne, Hépatite C, INSP, local d-039injection, Québec, Sida, toxicomane, VIHLe Quai 9 s’agrandit sous l’aile de Christophe Mani

Derrière la gare, le local de consommation de drogues est en plein agrandissement. Les travaux devraient être terminés pour la fin octobre. Pour veiller à ce tournant dans l’existence du Quai?9, Christophe Mani est aux commandes. Directeur de Première Ligne, l’association qui chapeaute les lieux, il est l’un des fondateurs et l’actuel responsable de cet espace d’accueil destiné aux toxicomanes, où près de 100 injections se pratiquent chaque jour.
Christophe Mani a toujours œuvré dans le social, même s’il n’est «pas tombé dedans étant petit». C’est un stage avec des enfants souffrant de troubles du comportement qui, après le collège, le pousse à devenir éducateur spécialisé. Il passe alors neuf ans auprès de personnes aux prises avec des problèmes psychiatriques conséquents. «Cela a toujours été mon cheval de bataille, de faire en sorte que des personnes différentes s’intègrent dans la communauté, explique-t-il. J’ai toujours voulu remettre en question ces images de la folie, de la toxicomanie ou même du sida, en proposant une autre vision, moins caricaturale, de ces problèmes-là.»
Mots-clés : Christophe mani, local d-039injection, Première ligne, Quai9Lausanne veut ouvrir un bistrot social pour les toxicomanes
MARGINAUX | Après l’échec en votation du local d’injection, la Municipalité de Lausanne veut mettre sur pied un bistrot social pour les marginaux et les toxicomanes, des programmes d’occupation ainsi que des actions de prévention à la place de la Riponne. Un crédit spécial de 339 000 francs et des subventions annuelles de 275 000 francs seront nécessaires.
Le bistrot social est censé contribuer au “délestage” de la Riponne, place où se rassemblent actuellement marginaux et toxicodépendants, ont communiqué mercredi les autorités lausannoises. Ouvert six jours par semaine, du lundi au samedi, il sera situé un peu à l’écart du centre-ville. Le trafic et la consommation de psychotropes y seront interdits.
Mots-clés : bistrot social, lausanne, local d-039injection, suisse, toxicomaneL’idéologie pour remède
Le Downtown Eastside de Vancouver est l’un des quartiers les plus paumés de l’Amérique du Nord, où se côtoient junkies, prostituées, itinérants et personnes souffrant de troubles mentaux. Ce secteur héberge le site d’injection supervisée InSite, un centre où les usagers de drogues intraveineuses peuvent se piquer sous supervision médicale, recevoir des soins en cas de surdose, mais aussi obtenir de l’aide pour accéder aux services sociaux, traitements et programmes de désintoxication. Aucune drogue n’est offerte sur place.
Unique au Canada, InSite a fonctionné pendant cinq ans grâce à une exemption offerte par Ottawa en vertu de la Loi sur les drogues. Cette exemption arrivait à échéance en juin et le gouvernement Harper n’entendait pas la renouveler. Un groupe s’est toutefois adressé aux tribunaux et la Cour suprême de Colombie-Britannique a conclu qu’InSite était un service de santé auquel les toxicomanes avaient droit en vertu de la Charte et du droit à la vie, la liberté et la sécurité de la personne. Le juge donnait un an au fédéral pour changer la loi. Ottawa a plutôt interjeté appel et la cause sera entendue en avril 2009.
Mots-clés : Canada, Drogue, Gouvernement, Harper, InSite, local d-039injection, site d-039injection superviséeLa volte-face sur les piqueries soulève un tollé
Le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, s’est trouvé un allié inattendu dans sa croisade contre les sites d’injection supervisés : son homologue québécois, Yves Bolduc, qui renonce à implanter de tels centres au Québec. L’Action démocratique applaudit et promet, si elle est élue, d’aller encore plus loin : elle coupera les vivres aux organismes qui distribuent du matériel d’injection propre.
«Pour l’instant, nous n’irons pas de l’avant avec ce projet», a déclaré le ministre Bolduc.
Mots-clés : canada, drogue, local d-039injection, piquerie, québec, toxicomanePrevious Articles
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