FEMMES ET DROGUES : Sous l’influence du partenaire sexuel
L’Institut National de Veille Sanitaire publie dans son dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomaire (BEH) une étude assez originale. On s’est déjà intéressé à l’usage de drogues chez les femmes dans l’optique des conséquences de la mère à l’enfant à naître. Cette nouvelle étude, dénommée Coquelicot, constate que si les femmes consomment plus de crack et de “free-base”, de sulfates de morphine et de solvants que les hommes , elles s’engagent également plus fréquemment vers des pratiques à risque et cela généralement au sein du couple ou dans le cadre de relations avec un partenaire sexuel.
L’enquête Coquelicot a été conduite de 2004 à 2007, dans plusieurs villes de France auprès d’un échantillon de 1 462 usagers de drogues ayant sniffé ou injecté au moins une fois dans leur vie. Un volet socio-anthropologique complémentaire a été mené auprès de 99 usagers. La méthodologie retenu consistait en un questionnaire socio-comportemental administré par un enquêteur professionnel et un auto-prélèvement de sang permettant d’estimer la séroprévalence des anticorps contre le VIH et le VHC et de la comparer à celle estimée de manière déclarative. Les résultats ci-dessous portent donc sur un échantillon d’usagers avérés de drogues (UD).
Mots-clés : consommation, drogue, étude, femme, partenaire, vulnérabilitéA propos
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