Opium : l’Afghanistan fournit 15 millions de drogués dans le monde
La culture du pavot en Afghanistan entretient un marché de l’héroïne et de l’opium représentant 65 milliards de dollars par an, qui fournit plus de 15 millions de drogués à travers le monde, selon un rapport des Nations unies rendu public mercredi 21 octobre.Avec 92 % de l’opium produit dans le monde, le pays alimente un marché finançant insurgés et groupes criminels, notamment en Asie centrale, en Russie et dans les Balkans, selon le rapport. Consommée par 15 millions de toxicomanes, cette drogue fait quelque 100 000 morts par an et accentue la progression du virus du sida, rappelle l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Moins de deux pour cent de l’opium et de l’héroïne est saisi par les autorités avant de quitter l’Afghanistan. 40 % de l’héroïne sont écoulés via le Pakistan, 30 % via l’Iran et 25 % environ via l’Asie centrale. “La région de la frontière afghano-pakistanaise est devenue la plus grande zone au monde où les trafics s’exercent sans contrôle, pour tout ce qui est illicite – les stupéfiants naturellement, mais aussi les armes, le matériel pour faire des bombes, l’argent de la drogue, mais aussi pour ce qui est du trafic humain et des émigrants”, déclare Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l’ONUDC.
Mots-clés : afghanistan, drogue, héroïne, opium, pavot, productionLa cocaïne, nouveau défi commun de l’Afrique et de l’Amérique du Sud
L’Afrique de l’Ouest, démunie face aux flux croissants de cocaïne produite en Colombie ou au Pérou, compte sur l’Amérique du Sud pour combattre ce nouveau mal à la racine.
«L’Afrique de l’Ouest est devenue une plaque tournante sur la route de la drogue vers l’Europe», déplore l’Union africaine, qui a imposé ce sujet à l’ordre du jour du deuxième sommet Amérique du Sud-Afrique, samedi et dimanche à Porlamar, principale ville de l’île de Margarita (nord du Venezuela). Même si les prises de cocaïne en Afrique de l’Ouest restent marginales à l’échelle mondiale, elles ont été multipliées par sept en dix ans, pour atteindre un total de 5,5 tonnes en 2007, selon le Bureau des Nations unies pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC).
Mots-clés : afrique, amérique du sud, cocaïne, drogue, europe, production, routeDrogue : la Guinée abrite des laboratoires clandestins selon l’ONUDC
DAKAR — L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a dénoncé mercredi à Dakar l’existence en Guinée de laboratoires clandestins susceptibles de produire de l’ecstasy, de la cocaïne ou de l’héroïne, après la visite de ses experts de six sites à Conakry.
L’ONUDC et Interpol ont effectué, à la demande de la junte militaire au pouvoir depuis décembre en Guinée, une mission commune dans ce pays ouest-africain, après la saisie en juillet, par les forces de sécurité guinéennes d’importantes quantités de produits chimiques sur plusieurs sites de Conakry.
Mots-clés : afrique, cocaïne, drogue, ecstasy, guinée, héroïne, ONUDC, productionLes drogues de synthèse un risque pour les pays en développement
Tandis que les marchés mondiaux de la cocaïne, des opiacés et du cannabis sont stables ou en régression, la production et la consommation de drogues de synthèse risquent d’augmenter dans les pays en développement, indique le Rapport mondial sur les drogues 2009, lancé mercredi par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). De façon générale, expliquent les auteurs du rapport, la culture de l’opium en Afghanistan, qui représente 93 % des cultures mondiales d’opium, a accusé un recul de 19 % en 2008. La Colombie, qui produit la moitié de la cocaïne dans le monde, a vu sa culture baisser de 18 % et sa production accuser une régression vertigineuse de 28 % par rapport à 2007.
“Les efforts menés à l’échelle internationale portent leurs fruits”, a déclaré le directeur exécutif de l’ONUDC, Antonio Maria Costa, au cours du lancement de ce rapport. En Afrique de l’Ouest, la diminution des saisies semble refléter des flux de cocaïne moins importants après cinq années de croissance rapide.
Mots-clés : asie, cocaïne, drogue, ecstasy, héroïne, production, synthèseTrafic de cocaïne : 10% de la production mondiale transitent par l’Afrique de l’Ouest
Les routes de la drogue ne cessent de s’adapter. Celle de la coke passe désormais par l’Ouest africain. Au moins 10 % de la production mondiale y transiterait, soit quelque 100 tonnes. Si la cocaïne arrive par l’Ouest, l’héroïne afghane passe par l’Est africain (Kenya, Tanzanie, Ethiopie…) après avoir transité par les pays du Golfe. Les routes de la coke et de l’héroïne rejoignent ensuite celles du cannabis sur la rive sud de la Méditerranée, au Maroc mais aussi de plus en plus en Algérie et en Libye.
Plus de 500 passeurs ont été interceptés dans les aéroports français l’an dernier : c’est deux fois plus qu’il y a sept ans. Longtemps jugée ‘dérisoire’ par rapport aux flux de drogue transportée par la mer (voiliers, cargos et conteneurs peuvent abriter plusieurs centaines de kg), la voie aérienne, avec ses mules chargées de 1 à 2 kg ou ses valises plombées de 5 à 40 kg de poudre, pèse de plus en plus lourd dans la balance du trafic.
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