Lancement d’une Chaire de toxicomanie - Des méthodes pour prévenir la toxicomanie sévère
L’Université de Sherbrooke, en partenariat avec le Centre de recherche de l’Hôpital Charles-LeMoyne, lance aujourd’hui la Chaire de toxicomanie dont l’objectif principal est de mieux comprendre la consommation inappropriée d’alcool, de drogues et de médicaments, de même que ses conséquences sur la santé.
Pourquoi certaines personnes développent-elles un usage abusif ou dépendant? Comment peut-on mieux prévenir les conséquences néfastes d’un tel usage? C’est notamment ce que tentera de découvrir la titulaire de cette nouvelle chaire, la docteure Élise Roy, professeure au Département des sciences de la santé communautaire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS), au Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke. La professeure Roy mènera plusieurs études-terrain, dont certaines auprès des usagers de la rue.
Mots-clés : Canada, Chaire, dépendance, prévention, recherche, toxicomanieEn Guinée-Bissau, les narcotrafiquants sud-américains dictent leur loi
Au coeur de la nuit, le bar sans nom sur le port de Bissau semble la seule lumière dans l’obscurité d’une ville privée d’éclairage public. Sous l’ampoule anémique se laisse deviner une mince parcelle du trafic de drogue à échelle industrielle qui s’est développé en Guinée-Bissau, pays d’Afrique de l’Ouest ravagé par la pauvreté, une guerre civile (1998-1999) et une culture nationale de l’assassinat politique.
Assis à une table, l’homme est nerveux. Carlos, appelons-le ainsi, a le bout du nez brûlé par la consommation de crack (dérivé de cocaïne) fumé dans des petites pipes. La flamme du briquet a laissé les chairs à vif. Carlos préfère affirmer qu’il a été blessé d’un coup de dent rageur de sa petite amie.
Mots-clés : Afrique, cocaïne, consommation, drogue, Guinée Bissau, ONUDC, toxicomanieSites d’injection supervisée - Québec aussi doit agir en faveur des toxicomanes
Les Québécois pourraient savoir dès cet automne si la province se dotera de sites d’injection supervisée pour venir en aide aux 23 000 usagers de drogues injectables de la métropole. La rédaction de l’avis sur la question qui a été demandé à l’Institut national de santé publique (INSP) par le ministre de la Santé, Yves Bolduc, est pratiquement terminée et cet avis devrait lui être remis incessamment.


