L’usage de stupéfiants à des fins médicales pas assez répandu
VIENNE - L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) appelle les gouvernements à promouvoir l’usage sous contrôle de médicaments à base de stupéfiants, comme la morphine et la codéine, pour soulager les souffrances des malades, dans son rapport annuel publié jeudi.
L’agence onusienne regrette que l’accès à ces médicaments soit “quasi nul dans plus de 150 pays” appelant à en faire une “priorité de santé publique”. Les souffrances de plusieurs dizaines de millions de patients pourraient être ainsi atténuées, estime pour sa part l’Organisation mondiale de la santé.
Mots-clés : afrique, cannabis, codéine, consommation, médical, médicament, morphine, OICS, stupéfiant, thérapeutique, traficLes coffee shops néerlandais menacés de fermeture
Une enseigne aux couleurs de la Jamaïque et, sur la vitrine, le dessin d’un fumeur de gros “pétards”. Fin de matinée paisible au Liberty II, l’un des coffee shops de Roosendaal, au sud des Pays-Bas. Ambiance saloon, café sans saveur et odeur de “shit” : un jour banal pour les consommateurs néerlandais et les étrangers (Français, Belges, Allemands) qui viennent s’approvisionner dans ces endroits symbolisant la réputée “tolérance” hollandaise.
Pour la plupart, les consommateurs du Liberty II ignorent qu’un débat politique fait rage dans le pays, où le principal parti du gouvernement, le CDA (Appel chrétien-démocrate) du premier ministre Jan Peter Balkenende, plaide pour la fin des coffee shops, et dénonce une politique qui, selon lui, a échoué. Des magistrats, des policiers et des criminologues sont du même avis. Le Parti travailliste, lui aussi au pouvoir, et des maires défendent plutôt une autre forme de “régulation”.
Mots-clés : cannabis, consommation, drogue, fermeture, hollande, marijuana, shit, traficTrafic de cocaïne : 10% de la production mondiale transitent par l’Afrique de l’Ouest
Les routes de la drogue ne cessent de s’adapter. Celle de la coke passe désormais par l’Ouest africain. Au moins 10 % de la production mondiale y transiterait, soit quelque 100 tonnes. Si la cocaïne arrive par l’Ouest, l’héroïne afghane passe par l’Est africain (Kenya, Tanzanie, Ethiopie…) après avoir transité par les pays du Golfe. Les routes de la coke et de l’héroïne rejoignent ensuite celles du cannabis sur la rive sud de la Méditerranée, au Maroc mais aussi de plus en plus en Algérie et en Libye.
Plus de 500 passeurs ont été interceptés dans les aéroports français l’an dernier : c’est deux fois plus qu’il y a sept ans. Longtemps jugée ‘dérisoire’ par rapport aux flux de drogue transportée par la mer (voiliers, cargos et conteneurs peuvent abriter plusieurs centaines de kg), la voie aérienne, avec ses mules chargées de 1 à 2 kg ou ses valises plombées de 5 à 40 kg de poudre, pèse de plus en plus lourd dans la balance du trafic.
Mots-clés : afrique, cocaïne, mondial, ouest, production, traficL’Irak devient une plaque tournante de la drogue
Bagdad — L’Irak, ravagé par la guerre, apparaît comme une nouvelle plaque tournante du trafic mondial de drogue, avec des bandes criminelles qui profitent de la frontière poreuse avec l’Iran pour écouler leurs produits vers le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe.
Selon les autorités irakiennes, depuis l’invasion américaine de mars 2003, le commerce d’opiacés, de cannabis et de drogues synthétiques a augmenté régulièrement dans le pays, la majorité des produits, surtout les opiacés, arrivant d’Afghanistan par l’intermédiaire de l’Iran.
Mots-clés : drogue, guerre, irak, traficLe trafic de stuépfiants engendre la criminalité, la corruption et l’instabilité, et compromet des objectifs du millénaire pour le développement
Il y a 10 ans de cela, face à la gravité du problème mondial de la drogue, les États Membres de l’Organisation des Nations Unies convoquaient une session extraordinaire de l’Assemblée générale, lors de laquelle ils ont adopté un plan d’action énergique visant à réduire aussi bien l’offre que la demande de stupéfiants.
Aujourd’hui encore, les drogues détruisent des vies, engendrent la criminalité et mettent en péril le développement durable. En revanche, nous savons mieux nous y prendre pour faire face à l’abus et au trafic de drogues. Les décideurs disposent de données de plus en plus nombreuses sur la toxicomanie et sur les tendances en matière de consommation. La coopération et l’assistance technique internationales se traduisent par un renforcement des capacités en matière de répression. L’augmentation de l’aide au développement contribue à réduire la pauvreté et la vente de cultures illicites en donnant aux agriculteurs des solutions de remplacement viables. L’accent mis sur la prévention et le traitement a placé la santé au cœur des stratégies de lutte contre la drogue et permis de ralentir la propagation du VIH/sida. Par ailleurs, on s’accorde de plus en plus à reconnaître, aussi bien sur le plan local qu’au niveau international, que la lutte contre la drogue est la responsabilité de tous et demande donc la participation de tous.
Mots-clés : criminalité, développement, drogue, trafic, UNOPrevious Articles
A propos
Cette « revue de presse de première ligne» sur le thème des dépendances, des toxicomanies, des drogues, des addictions est une synthèse de l'actualités, des analyses et opinions des médias. Elle ne peut en aucun cas être interprétée comme reflétant le point de vue de son auteur. Pour information, la revue de presse de Première ligne est réalisée à partir de la presse quotidienne nationale et internationale, de la plupart des hebdomadaires et mensuels, et de différents sites internet.


