genese de l'exposition
Serge Boulaz, photographe indépendant mais aussi travailleur social de formation, est entré un jour d'hiver dans nos locaux pour nous proposer de nous associer à un projet artistique. Rapidement, Martine Baudin, coordinatrice de Quai 9, a été conquise par le concept et a apporté un soutien actif à l'ensemble du processus. De janvier 2004 à janvier 2007, il aura fallu trois ans pour trouver le budget permettant sa complète réalisation ainsi que le lieu de l'exposition.
Démarche de l'exposition - ses objectifs
- Amener le spectateur à réfléchir sur ses a priori et préjugés relatifs à la consommation de drogues et sur la place que la société accorde aux toxicomanes.
- Inviter le spectateur à une rencontre possible avec des usagers de drogues.
- Donner la parole à des consommateurs de drogues et les inviter à s'exprimer sur un souvenir, une émotion, un objet qui leur est cher, bien au-delà de la simple consommation de psychotropes.
Huit récits prenant la forme d'un souvenir, d'un rêve…
C'est l'histoire d'êtres humains qui, outre une consommation active de drogues, régulière ou occasionnelle, ont eu une enfance, une famille, un métier ou encore des événements marquants dans leur parcours de vie …
Pourquoi la reconstitution d'une salle d'injection ?

© Oscar 2006
Le Quai 9, espace d’accueil et d’injection, est aussi peu banale que l'est la consommation de psychotropes par voie intraveineuse. Cette structure fait partie de la politique de réduction des risques, l'un des quatre piliers de la politique fédérale en matière de toxicomanie. L'exposition a pour but de démystifier ce «local d'injection» situé au milieu d'un carrefour et de travaux. Elle souhaite provoquer une réflexion et une discussion en invitant le spectateur à prendre place à une table d'injection.
Pourquoi le hall central d'une gare ?

Il s'agit d'un lieu de passage important à Genève qui nous a paru idéal afin de toucher un très large public, voyageurs, passants, gens de Genève et d'ailleurs. Rail City a été séduit par notre projet artistique et a démontré sa confiance en celui-ci en nous octroyant gratuitement le hall central de la Gare de Cornavin durant une semaine.
Paradoxe de l'exposition
L'exposition se tient dans un lieu, duquel sont généralement écartés un certain nombre d'usagers de drogues, considérés comme «persona non grata».
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