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Le concept de la réduction des risques a une origine
anglo-saxonne et date du début du 20e siècle. En Suisse,
la réduction des risques fait partie d'une politique globale en
matière de drogues, voulue tant sur un plan fédéral
que cantonal.
Notre vision se base sur le fait, qu'on le veuille
ou non, que la consommation de drogues fait partie intégrante
de notre société. Il s'agit d'en limiter certaines
conséquences négatives, sans exercer de regard moral dans
la relation établie avec les personnes concernées, que cela
soit en terme de consommation de drogues ou de sexualité. Pour
lutter contre le virus VIH et les autres maladies transmissibles, pour
réduire les risques de manière globale, il est nécessaire
de tenir compte de la situation de chaque personne et de lui fournir des
prestations adaptées à sa réalité. Le
regard est porté sur la situation de vie actuelle, avant d'en exiger
des changements. La réduction des risques invite également à
reconsidérer la notion de dangerosité des produits.
Si leur consommation n'est de loin pas banale, la dégradation de
la santé et la précarité sociale ne sont pourtant
pas inhérentes à cette consommation. Le contexte de consommation,
le mode de vie, la marginalisation et la criminalisation sont autant de
facteurs décisifs dans les risques associés à l'usage
de drogue.
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